Conclusion

Au cours de l’Histoire, le rapport qu’entretient l’homme avec la mort a considérablement évolué. Pour montrer cela, nous allons analyser différentes conceptions de la mort datant d’époques précédant le Moyen-âge, puis d’époques plus contemporaines.

 

   Premièrement, nous allons donc analyser le rapport que tenaient les Grecs avec la mort. Dans l’Antiquité, deux visions s’affrontaient, l’épicurisme et le platonisme. Pour Platon, philosophe grec, un individu est éternel ; cependant il distingue l’âme et le corps, qui n’est qu’un contenant provisoire de l’immortelle âme. Ainsi le platonisme est le courant de pensées qui affirme qu’un individu puisse se réincarner après sa mort. L’épicurisme, qui offre une vision plus scientifique de la mort, explique que le monde est entièrement constitué d’infimes particules,  et prône que les hommes sont l’assemblage d’atomes provenant de leur nourriture et de leur environnement. La mort pour les épicuriens est un retour aux sources, en effet les atomes du corps retourneront à la nature. Cette théorie rejoint l’illustre phrase de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ».

 

   A l’époque contemporaine, le rapport qu’entretien l’homme avec la mort a été largement déterminée par les études scientifiques, qui ont donné une explication de la mort caractérisée par la désactivation des cellules du corps humain, rejoignant ainsi le courant de pensées qu’est l’épicurisme, qui explique de manière rationnelle le phénomène de la mort. Mais une grande partie de la population humaine reste sceptique devant ces explications scientifiques, et garde foi en leurs religions  ou croyances.

Ainsi, la conception de la mort peut différer selon les religions. Dans le cas du Bouddhisme, le Bouddha a exposé la « doctrine de la renaissance » selon laquelle la mort serait une porte vers une autre forme de naissance. Chez les hindouistes, à l’idée de renaissance s’ajoute les notions de récompense ou de rétribution des mérites et des fautes. Dans le Christianisme, qui a peu évolué depuis le Moyen-âge, la Bible fait référence à la vie après la mort, et à l’idée de Paradis, rejoignant ainsi le Shéol ou « royaume des morts » du Judaïsme. Enfin dans l’Islam on retrouve les idées d’un jugement dernier et de la Balance des actes qui mèneront les Musulmans soi, au Paradis (pour les pieux) soit à l’Enfer (pour les mécréants).

   Jean-Paul Sartre, auteur du 20e siècle, comprend la mort comme faisant partie de l’existence. Dans l’Etre et le Néant, la mort est selon lui un fait hasardeux que nous ne viendrons jamais à comprendre, de plus c’est un obstacle qui brise toute possibilité et fait de l’existence un fragment.

 

Ainsi, la conception de la mort chez Villon est ancrée dans les fondements du catholicisme de l’époque. De plus, à l’aide des idées ci-dessus, nous avons pu observer que selon les croyances religieuses, la conception de la mort était soi très différente, soi, était par certains concepts similaires. Par ailleurs, nous avons également étudié le fait que la science et la philosophie avaient progressivement débuté à mettre à l’écart la religion en tant qu’explication de la mort. Par conséquent, dans cette perspective, la conception de la mort chez Villon est déterminée par son époque.

Néanmoins, Villon et son époque ont été vivement touchés par la mort et ont subis un rapprochement de celle-ci, résultant en une conception très individualisé de la mort, c’est-à-dire, que chacun approche la mort tel qu’il la conçoit. Dans cette perspective, la mort tel que Villon la conçoit est une mort que chacun modélise, donc par conséquent, dans cette vision de la mort, cette dernière n’est pas déterminée par l’époque de Villon. 

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